Aides auditives : Les Français restent largement sous-équipés

Posté par cedseo le 21 mars 2013

aide auditive photo d'une adolescente

Viva Presse a publié voici quelques jours un dossier intéressant sur les prothèses auditives. En marge de ce dossier, on trouve un petit encart assez pertinent  qui rappelle une étude Ipsos datant de 2009 mais qui n’a rien perdu de sa pertinence, au contraire : La crise aidant, on imagine – au vu de la prise en charge de ces dispositifs par l’Assurance maladie – que les choses n’ont pas du s’arranger.

Trop de Français ne sont pas équipés…

L’étude en question mettait en évidence, qu’il s’écoulait en moyenne 7 ans entre la prescription de l’appareillage et son utilisation. Le taux de Français souffrant de presbyacousie étant équipés de prothèses auditives serait seulement de 15% soit un Français sur sept.  A cet état de fait plutôt inquiétant encore qu’à nuancer selon le niveau de gène auditive, il y a plusieurs causes, qui peuvent parfois se conjuguer, notamment.

Déni de surdité…

Un « déni » de la surdité :  Associé au vieillissement, les appareils auditifs ont une connotation négative pour nombre de déficients auditifs. Le port d’un appareil les renverrait ainsi dans une catégorie à laquelle ils ne souhaitent tout simplement pas appartenir. La prescription du médecin ou les encouragements des proches ne seraient pas suffisant pour motiver le passage à l’appareillage dans une bonne partie des cas : La démarche du patient doit être volontaire et partir d’une prise de conscience.

Le risque de s’appareiller trop tard

photo d'une aide auditive

Plus les patients laissent passer de temps, entre le diagnostic de déficience auditive et l’équipement, plus l’adaptation des aires corticales et des différents éléments du puzzle de l’oreille sera difficile. Le retard d’appareillage renforce aussi bien entendu le risque d’isolement social et pourrait selon certain accentuer le déclin cognitif dans le cas des maladies neurodégénérative comme Alzheimer.  La baisse d’audition aurait aussi comme conséquence de renforcer les risques de chute, la perception de l’espace étant en effet largement conditionnée par une audition correcte.

Des prix très élevés mais qui en France comprennent les réglages

L’autre grande raison qui justifie le nombre trop faible de personnes appareillées, c’est tout simplement le coût des prothèses auditives, souvent très élevé : Plusieurs études ont déjà montré les fortes disparités de prix entre les différents Etats de l’Union Européenne. Si une partie des différences de prix constatées sont justifiées (notamment du fait qu’en France, quand on achète un appareil, les réglages nécessaires tout au long de la durée de vie des prothèses sont compris dans le prix d’achat) ; il reste cependant qu’il est sans doute possible de peser à la baisse sur les prix, en réduisant notamment quelques marges intempestivement hautes, mais qui tiennent aussi ; ne nous voilons pas la face, aux charges structurelles que doivent assumer dans certains cas les audioprothésistes (coût d’un loyer à Paris par exemple). C’est d’ailleurs la raison pour laquelle certains acteurs misent sur l’économie d’échelles, notamment par le biais des réseaux franchisés :  On peut citer Audika bien sûr ou encore Amplifon ; qui avec Afflelou se partagent désormais plus du tiers du marché de l’optique en France, le reste étant constitué par les indépendants… Et les réseaux des mutuelles.

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